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Autore Topic: Ritrovato Breguet Marie-Antoinette?  (Letto 493 volte)
Lancillotto
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« il: 12 Novembre 2007, 07:44:11 »

Incroyable, mais peut-être vrai :
selon l'AFP (dépêche de Jérusalem),
qui rapporte un article du quotidien
israélien Haaretz,
la fameuse montre de Marie-Antoinette
– la plus célèbre montre Breguet –
serait de retour au musée d'Art islamique
de Jérusalem, où elle avait été volée
il y a près de vingt-cinq ans.

Ce n'est pas encore officiel, mais le musée d'Art islamique de Jérusalem aurait remis la main sur une grande partie de la collection de montres qui lui avait été volée il y a près de vingt ans, en avril 1983.
Près de quarante montres d'une immense valeur avaient mystérieusement disparu, dont la "montre Marie-Antoinette" (une pièce unique en or et cristal de roche) et quelques autres Breguet, dont une pendule sympathique et une montre-pistolet.
Ces montres – sans rapport avec l'art islamique – avaient été léguées au musée par les héritiers de Sur David Salomon, qui avait été le premier maire juif de Londres (1855).

Les montres auraient été retrouvées cet été par un horloger de Tel-Aviv, qui les auraient achetées à un collectionneur britannique : beaucoup de mystères pour protéger l'identité des éventuels voleurs...
Ces montres, restituées en vrac dans un papier journal, devraient être prochainement exposées par le musée, après restauration (certaines auraient souffert).
On voit ci-contre la "Marie-Antoinette" dans la main d'un des conservateurs du musée...

La « montre Marie-Antoinette » signée Breguet est une des pièces les plus mystérieuses de toute l'histoire horlogère. Volée le 15 avril 1983 à Jérusalem, elle n’avait jamais été retrouvée. On ne possèdait plus d’elle qu’une médiocre photographie.

Même dans les archives Breguet, les mieux tenues qui soient, cette « montre Marie-Antoinette » faisait figure à part. Enregistrée sous le numéro 160, elle n’avait pas de lien authentifié avec la reine de France, qui ne l'a jamais eue en main et par qui elle n'avait pas été commandée.

Alors que Louis-Abraham Breguet et ses fils ont soigneusement noté le premier acheteur de chacune de leurs montres, la « montre Marie-Antoinette » – qui n’est donc pas la « montre de Marie-Antoinette » – apparaît comme ayant été commandée à Breguet en 1783, par un énigmatique officier des Gardes de la Reine.

Selon la tradition, il s’agissait d’offrir à la souveraine la montre la plus compliquée de l’époque. Les historiens trouvent cette commande un peu rocambolesque : n’importe quel officier, fût-il immensément riche et amoureux comme le veut la légende, n’offrait pas un cadeau d’une telle valeur à la reine de France ! Il est en revanche fort possible que cette commande ait été faite, en toute discrétion, par un prête-nom de Marie-Antoinette. La reine aurait souhaité offrir cette pièce exceptionnelle au roi Louis XVI, qui était un vrai passionné de montres.

La simple description technique de cette Breguet n° 160 résume l’art horloger de la fin du XVIIIe siècle. Dans un boîtier en or et derrière un cadran en cristal de roche, on trouvait une montre perpétuelle (automatique) à répétition minutes, avec un calendrier perpétuel complet, une équation du temps (lever et coucher vrais du soleil), une réserve de marche et un thermomètre métallique. La montre était munie d’une grande seconde indépendante (sorte de chronographe) et d’une petite seconde « trotteuse », le tout avec un échappement à ancre et un double pare-chute (dispositif anti-choc), en plus d’un empierrage en saphirs…

Fidèle à une certaine tradition suisse, Abraham-Louis Breguet a pris son temps pour livrer cette montre, loin d’être achevée à la Révolution française. Dans la tourmente, la n° 160 reste sur son établi, mais la reine Marie-Antoinette est conduite à l’échafaud en 1793. Achevée sous l’Empire, sans doute vers 1802 (dix-neuf ans après la commande), la montre n’apparaît dans les registres de Breguet qu’en 1838, quand un certain marquis de la Groye la dépose pour une révision !
Nouveau mystère : il ne reviendra jamais chercher sa n° 160, qui reste en possession des Breguet jusqu’à ce qu’elle soit revendue avant d’entrer dans la collection de sir David Salomon. Ses héritiers la légueront à une fondation qui l’exposera à Jérusalem jusqu’en 1983…

Dernière ombre sur cette montre, héroïne du livre Les Complications, d’Allen Kurzweill : quoiqu’elle ait été considérée comme un chef-d’œuvre absolue, la n° 160 n’a guère été étudiée jusqu’à ce que Nicolas Hayek, devenu président de Breguet lors du rachat de la marque par le Swatch Group, décide de s’y intéresser, puis de la rééditer.

Cette réédition devait être une des montres vedettes des salons horlogers 2008. La redécouverte de la pièce originale devrait doper la curiosité médiatique pour cette pièce.


BUSINESS MONTRES & JOAILLERIE

Pour Nicolas Hayek, qui avait entrepris de reconstruire cette montre ultra-compliquée, mais sans posséder les schémas techniques, la rédécouverte de la pièce originale est à la fois un aubaine horlogère et un fantastique coup de pub.

Aubaine, parce que les horlogers de Breguet vont pouvoir valider leurs choix de reconstruction, et éventuellement les modifier, avec la "montre Marie-Antoinette" en main : ce sera plus facile.

Coup de pub, parce que tout le monde va maintenant parler de cette montre, qui est aussi la plus romanesque de toute la légende horlogère.

On peut aussi se demander si la prime d'un million de dollars offerte par Nicolas Hayek à qui donnerait des informations sur cette montre n'a pas incité les voleurs ou les receleurs à tenter une négociation : le retour de la pièce sous les projecteurs de l'actualité colle assez bien, en effet, avec le propre calendrier horloger de Breguet...

Pour les passionnés de montres, c'est une sorte de cadeau de Noël en novembre !
(BusinessMontres)

http://www.haaretz.com/hasen/spages/922554.html



« Ultima modifica: 12 Novembre 2007, 07:45:15 da Lancillotto » Loggato
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« Risposta #1 il: 12 Novembre 2007, 08:54:13 »



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Lancillotto
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« Risposta #2 il: 12 Novembre 2007, 09:01:50 »

http://www.argoeditore.net/download/articoli/orologio/ORO98_Monografia.pdf

 ;)
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Lancillotto
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« Risposta #3 il: 12 Novembre 2007, 09:04:30 »



da leggere assolutamente

L'OROLOGIO DI MARIA ANTONIETTA, ALLEN KURZWEIL
Il lettore è l'autore del libro

I
      
IL NARRATORE DELLA STORIA È UN BIBLIOTECARIO, ALEXANDER SHORT, E TUTTO HA INIZIO QUANDO UN LETTORE gli chiede il libro "Scomparti segreti nei mobili del diciottesimo secolo". Il lettore si chiama Henry James Jesson III, è un bibliofilo e bibliomane, nonché un collezionista. Vedremo poi che non ha richiesto a caso l'aiuto di Short - c'è molto in comune tra i due, sia come manie sia come "scomparti segreti", intesi come lati nascosti della personalità. O cose che non si vogliono dire.
   La ricerca del libro è solo un pretesto, da parte di Jesson, per chiedere a Short un altro aiuto: si tratta di rintracciare il pezzo mancante della scatola dell'inventore, acquistata ad un'asta nel 1983. Una scatola divisa in scomparti, ognuno dei quali contiene qualcosa che fa parte della vita dell'inventore.
   Prima ricerca: scoprire che cosa manca. Seconda ricerca: trovare il prezioso orologio fatto da Breguet per la regina Maria Antonietta e rubato dal museo islamico di Gerusalemme. Short si lascia affascinare dallo stravagante Jesson, lanciandosi in un'impresa che lo porta a prendere un libro in prestito senza autorizzazione (leggi: "rubare"), rischiando di compromettere il suo matrimonio e di perdere il posto di lavoro. Difficile, d'altra parte, sottrarsi al richiamo dei libri, al sottile gioco di rimandi da un testo all'altro.
   Gioco sottile, che segue il metodo della scatola dentro un'altra scatola - come quello che rivela la scatola stessa dell'inventore -, o del libro dentro il libro, come è raffigurato nello stemma araldico di Henry James Jesson. E' come avere davanti un gigantesco calendario d'Avvento, secondo un'immagine dell'inventiva moglie di Short, in cui ogni finestrella è una scoperta.
   Sono veramente molte le scoperte in questo originale mistery letterario, e l'orologio non è l'unica cosa che manca: che cosa manca a Short che cerca continue certezze nelle catalogazioni, negli indici di tutto quello che osserva? Perché ha bisogno di chiudersi in una "gabbia" che gli ha costruito la moglie, per poter lavorare?
   Il libro finisce con un libro e lo scomparto dell'orologio resta vuoto, ma forse è meglio non concludere qualcosa, così la ricerca non avrà mai fine. E la storia si conclude, o resta in sospeso, alla pagina 360, un giro completo delle lancette, dopo 60 capitoli, numeri perfetti per un romanzo che è una meditazione sul tempo oltre che uno studio di fissazioni monomaniacali.
   La forza del libro di Kurzweil è nella ricchezza dei dettagli, nelle descrizioni di meccanismi ingegnosi di altri tempi, e soprattutto nell'amore per i libri e le biblioteche.
   La debolezza è, invece, nella mancanza di spessore nell'umanità dei personaggi, da cui ci aspettiamo sempre qualche cosa di più e di più approfondito, che invece non troviamo. E tuttavia "L' orologio di Maria Antonietta" è un romanzo ingegnoso e maliziosamente colto che piacerà a tutti quelli che amano i libri.

Allen Kurzweil, "L' orologio di Maria Antonietta", Ed. Bompiani, pagg. 360, Euro 17,00

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